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Comment aider un survivant - Les chroniques de Svali (n°30)

Pubilé le 10 mars 2001 -   Traduction Hélios pour pedopolis.com   -   Source (page 113)

L'une des plus fréquentes questions que l'on me pose est, ''comment puis-je aider un survivant ?'' Elle est posée par des épouses, des amis, des membres de l'église, et représente le désir de vouloir être d'une aide quelconque. Cachée derrière cette question se trouve souvent la demande voilée, ''Je ne veux rien faire de nuisible par erreur.''

Il n'existe pas de formule magique ou un ensemble d'actes qui garantissent cette aide. Chaque personne est particulière et il ou elle a des besoins variés. Moi, par exemple, je NE suis PAS une experte en assistance.  Je sais en même temps que dans mon entreprise personnelle de guérison et celle de ceux avec qui je me suis entretenue, certaines choses se sont révélées utiles, alors que pour d'autres c'était le contraire. Cela ne doit rester qu'un discussion informelle d'aide et non un conseil thérapeutique.

Bon, donc qu'est-ce qui sera utile à une personne survivante d'abus rituels, qui commence juste à se souvenir, ou qui a retrouvé depuis plusieurs années des souvenirs ou qui est en train d'essayer de quitter un groupe de secte destructif ? Voici quelques idées.

1) Écouter. Le survivant qui a subi des dommages dans un groupe de secte a entendu toute sa vie qu'il ne devait pas parler des abus subis, qu'il ne devait rien dire. On appelle ça ''le code du silence''. Dès que le survivant commence à se souvenir, il aura malgré tout besoin de partager avec une personne de confiance. Idéalement, cette personne sera son thérapeute, mais il pourra vouloir partager avec un ami son ressenti, ses doutes, ses ressentis d'horreur, son désespoir et sa joie de franchir les petites étapes de guérison et de libération qui commencent à se produire. Par dessus tout, ce qui importe c'est que la personne qui l'écoute SOIT PRÉSENTE et ne le rejette pas. Mais soyez conscients que ce qu'elle dévoile peut la paniquer ou remettre en service une programmation. Donc ne bousculez pas la personne. Laissez-là se livrer à un rythme qui lui semble confortable.

2) Croire. On a dit aux survivants de groupes occultes que personne ne les croira s'ils parlent (et pour une bonne raison : une grande partie de la société d'aujourd'hui est dans le déni de ce type d'abus!). Les chefs du groupe lui ont dit qu'ils seraient étiquetés comme ''fous'' et envoyés dans un hôpital, ou taxés de menteurs. Ceci, de même que la menace de sévères punitions s'ils parlent, rend de nombreux survivants peu enclins à se souvenir et à raconter leurs abus. Si un survivant franchit cette importante étape, il est important de la ratifier, même si ce qu'ils révèlent vous horrifie ou teste votre propre croyance sur la nature humaine. Ce qui s'est passé semble insupportable et la cruauté au-delà de toute capacité humaine, mais souvent, ces premiers faits ne sont que le sommet de l'iceberg. Essayez de ne jamais dire à la personne que vous ne la croyez pas, sinon, vous pouvez dire, au cas où elle vous demande si vous la croyez, ''Je sais que tu y crois et ce que j'en pense personnellement n'a aucune importance'' (elle posera maintes et maintes fois la question du fait de la programmation mentionnée ci-dessus qu'elle ne sera pas crue. À chaque fois que vous dites ''oui'', vous l'aidez à rompre le pouvoir du cercle vicieux.

3) Apprenez à connaître les abus rituels. Que vous écoutiez l'histoire d'une personne qui teste votre capacité à la croire est une chose. Mais lire ce qu'ont écrit des milliers de gens qui se remémorent ces choses, fera jouer votre crédulité et vous allez pouvoir vous informer. Aussi le fait d'en apprendre un peu plus sur les abus rituels vous aidera à connaître les possibles pièges et problèmes auxquels le survivant fait face durant son parcours. La meilleure source d'information est un thérapeute bienveillant qui s'y connaît en abus rituels. Si vous voulez en contacter un, faites-lui savoir que vous êtes une personne-ressource et demandez si pouvez le rencontrer et lui poser quelques questions.

D'autres sources peuvent provenir de sites web (comme celui-ci!). Mais n'allez pas en voir qu'un seul; cherchez sur plusieurs sites, car les différents survivants auront des perspectives différentes.

À la bibliothèque près de chez vous, il y a au moins quelques livres sur le sujet. (note pedopolis: En France, vous pouvez toujours chercher dans une médiathèque ne serait-ce qu'on ouvrage sur les personnalités multiples/trouble dissociatif de l'identité, ce qui serait déjà un point de départ pour aborder le sujet, alors pour ce qui est d'un ouvrage francophone sur les abus rituel/programmation mentale.....) Lire l'histoire d'un survivant et la manière dont il a guéri peut être une aide.
Des conférences sur les abus rituels peuvent être d'excellentes sources d'information. Vous pouvez prendre contact avec des groupes nationaux qui traitent de la dissociation et assister à leurs conférences.

4) Informez-vous sur la programmation. De nombreux survivants d'abus sévères de sectes auront vécu différentes formes de programmation. Vous n'avez pas besoin d'être expert en programmation pour être un soutien. Mais il est important d'être conscient que des programmations d'auto-mutilation et de suicide, ainsi que le désir de recontacter la secte (programmation du contact) peuvent se présenter. Si votre ami déclare qu'il se sent capable d'auto-mutilation, de se suicider ou d'aller à une réunion de la secte et qu'il pense ne pas pouvoir contrôler ses impulsions, vous devez le mettre immédiatement en contact avec son thérapeute. Une hospitalisation peut être nécessaire si ce désir pressant est sévère et un endroit sûr pour réduire à néant une programmation. Le thérapeute peut aussi travailler avec lui en tant que patient ambulatoire pour rompre l'emprise de la programmation.
Si la personne recontacte la secte, lui faire savoir qu'elle peut vivre une vie agréable en dehors de la secte est important pour échapper à la programmation. Que retourner là-bas ne fera que les enfoncer et qu'ils peuvent changer leurs mauvaises habitudes.


5) Prendre du bon temps, s'amuser, se sentir en sécurité, partager des distractions, comme participer à un barbecue, faire des courses dans les magasins, penser à des réalisations d'artisanat pour le plaisir sont toutes choses qui peuvent aider un survivant qui a été emprisonné dans une vie privée d'émotions (qui le rend dépendant de la secte). En découvrant une réalité différente sans maltraitance pour la PREMIÈRE fois de sa vie, des côtés infantiles peuvent resurgir. Laissez-lui la possibilité de les exprimer et soyez conscient qu'il peut agir d'une manière sans rapport avec son âge réel, c'est à dire facilement infantile. Plus il vivra des expériences saines, appropriées, plus rapide sera la guérison, parce que son infantilisme empêche le survivant de manifester ses capacités émotionnelles. Il va se dépêcher de partager ce recours et bientôt d'autres éléments vont sortir pour ''vérifier ce qu'il se passe''. En réalité il va tester la fiabilité de l'ami et s'il est vraiment possible d'avoir un ami qui n'abuse pas de lui et qui n'essaie pas de l'utiliser.

6) Donner un coup de main quand les choses vont mal : occasionnellement le survivant peut vivre des moments chaotiques, ou avoir fait un gros travail intérieur qui ne laisse autrement pas de place pour grand-chose. Un ami proche peut l'aider en l'emmenant à sa thérapie ces jours-là s'il ne peut pas conduire. De petites choses peuvent faire la différence, comme le prendre en charge un jour difficile et lui faire la cuisine. Ou juste sortir ensemble et assumer le rôle d'une personne extérieure sécurisante peut souvent suffire.

7) Établir de bonnes marques : il est important de ne pas faire à la place du survivant ce qu'il peut faire lui-même. L'idée est de NE PAS jouer le rôle d'un parent, sinon se crée une dynamique malsaine dans la relation. Le survivant aurait de forts besoin de dépendance non satisfaits provenant de sa vie privée d'émotions. Faites-lui savoir que vous êtes son AMI. Mais pas une nounou. Il y a un équilibre à trouver entre donner un coup de main une fois de temps en temps les très mauvais jours et rendre trop dépendant. Beaucoup de  survivants peuvent très bien fonctionner pour les tâches de la vie courante, au moins la plupart du temps. Encouragez-les dans ce sens. Si le côté infantile s'exprime constamment, sans qu'aucun côté adulte n'apparaisse, cela peut être signe de stress dans un système surchargé, le signe qu'il en a besoin (les côtés adultes étaient abusés ou punis et se sont détruits) ou le signe d'une dépendance malsaine. C'est le survivant lui-même qui va apprendre à se soutenir et un ami bienveillant encouragera cette attitude.

8) Prier pour lui : j'ai laissé pour la fin ce que je pense le plus important. Guérir d'abus rituels et quitter un groupe occulte est le combat spirituel le plus intense dans le genre. Toute personne-ressource peut subir une attaque spirituelle (et dans de rares cas également des menaces physiques). Une foi sans faille, une connaissance des moyens de combat spirituel pour vous et votre ami est le plus grand des cadeaux. S'il est ouvert au christianisme, partager son amour et l'amour de Dieu peuvent faire beaucoup pour annuler les fausses croyances à Son sujet enseignées par la secte au survivant. Ils montreront souvent de la colère, de la rage, de l'amertume et même de la haine pour Dieu et Jésus. Ne vous en choquez pas ou éloignez-vous quelque temps du survivant parce qu'il a subi une vie entière d'abus et de coups montés avec Dieu qui était un violeur (il est difficile d'aimer Jésus quand quelqu'un habillé comme lui vous a violé quand vous étiez un petit enfant et qu'on vous a dit que c'est ce que fait Jésus aux enfants).
Avec de l'amour, des prières et de la patience, cette colère va s'atténuer et une vraie guérison du plus grand espace de souffrance du survivant, le spirituel, va pouvoir commencer. Un survivant a besoin de voir l'amour de Dieu en action chez les autres, de voir que la secte leur a menti, que la chrétienté est réelle, pas juste de l'hypocrisie et que les chrétiens tiennent parole par la prière et des actes de charité.

Svali

Pubilé le 10 mars 2001 -   Traduction Hélios pour pedopolis.com   -   Source (page 113)

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Les chroniques de Svali

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Trouble Dissociatif de l'Identité

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Commentaires (12)

1. Jacques 21/12/2012

Correction: ne peut pas se comprendre SEULE.

2. Jacques 21/12/2012

"C'est pourtant simple: au delà des sensations à mieux connaître, il y a la réalité implacable: certaines situations vont être très destructrices pour soi ou pour les autres. Alors il faut faire autre chose! Facile à dire, quand on ne maîtrise pas ses émotions et son histoire!"

En effet, Nick. Je crois que la personne située dans la "seconde victimisation" ne peut pas se comprendre, car elle est psychologiquement fixée sur d'autres éléments, sur d'autres craintes, que ce que la victime a subi. Et, dès lors, s'enfonce progressivement, par la psychose, dans justement ce qu'elle pourra la faire "déraper".

3. nick 21/12/2012

Je veux apporter un eclairage sur ce dont parle jacques:
"Ce que l'on appelle la "seconde victimisation". Donc, non pas pour y rechercher du plaisir, mais par souffrance, voire de minimisation de ce que la victime a pu vivre, voire aussi par dissociation ou encore par refoulement".
Le thème des victimes d'abus qui deviennent perpétrateurs, est encore trop neuf, peu divulgué effectivement. Au milieu du fatras de mensonges de ceux qui protègent les pédofiles, les vrais problèmes sont abordés au compte-goutte par quelques courageux et investis chercheurs.
Moi je n'en sais que trop rien sur tout ça, et c'est de toutes façons lourd et difficile d'en parler. Par contre je veux partager cette impression née de ma propre expérience sensorielle, à travers une histoire inventée:
Imaginons une personne qui ait subi des sévices durant son enfance. Elle a fait son parcours vers l'age adulte comme elle a pu. Elle se retrouve à une fête entourée de gens sympas. C'est plutôt bien, ça. Et entre tous ces gens, il y en a un qui a un regard sombre, inquiétant. Oh, du genre à éviter à tout prix!
Et bien il est possible que notre amie, croisant le regard malsain de cet homme (et n'ayant pas fait ce travail permettant de se protéger de certaines situations) soit irrémédiablement attirée par cet homme. Pourquoi? Pour différentes raisons: une attirance de quelque chose qui lui parle, quelque chose qui l'interesse car ca lui parle d'une pièce importante de son parcours... encore mystérieuse et non élucidée. Le regard inquiétant d'une personne méchante ... et sociable en même temps.
Brrrr! J'espère qu'elle évitera cet homme, car il ne devrait pas lui apporter beaucoup de bien-être.
Voilà por l'histoire. Je crois que c'est une situation réelle, que l'on retrouve malheureusement trop souvent parmi les victimes qui n'ont pas fait ce travail de parole et de compréhension.
Nombres de femmes et d'hommes se retrouvent avec des personnes violentes etc...
Enfin, je pense que cette attirance malsaine peut aussi concerner quelques perpétrateurs d'abus.
Tout partirait d'un manque de travail sur soi permettant de parler et de réparer l'être dans sa globalité.
Nier qu'on a subi des abus, ou en tout cas nier l'approche particulière de cette réalité, peut amener les anciennes victimes à être confrontées à des sensations et des attirances inadéquates, sans pour autant avoir les connaissances et les outils somme toute simples, permettant d'éviter de re-victimiser! Soi-même ou les autres.
C'est pourtant simple: au delà des sensations à mieux connaître, il y a la réalité implacable: certaines situations vont être très destructrices pour soi ou pour les autres. Alors il faut faire autre chose! Facile à dire, quand on ne maîtrise pas ses émotions et son histoire!
Justement, c'est tout ce travail de connaissance de soi qui est empéché par la société exploitatrice.
A nous de le promouvoir.

4. Jacques 20/12/2012

@ reopendutroux
"Mais aussi que la victime pourra être soupçonnée d'avoir ce potentiel d'abuseur d'enfants en elle."

Bien sûr qu'une ancienne victime que l'on empêche de parler et de reconnaître son malaise est très proche d'un abus sexuel envers un enfant. Et cela comme je le définis sur mon blog, par ce que l'on appelle la "seconde victimisation". Donc, non pas pour y rechercher du plaisir, mais par souffrance, voire de minimisation de ce que la victime a pu vivre, voire aussi par dissociation ou encore par refoulement. Pourquoi le cacher ?
Ce que je reproche c'est que l'on n'en parle pas assez. Ce qui permettrait éventuellement aux victimes sexuellement attirées par les enfants de mieux leur faire comprendre leurs propres situations.
En 10 années où j'ai été plus intéressé par ce qu'il se passait à la TV, j'ai bien vu des émissions sur les victimes (et c'est tant mieux). J'ai bien vu des émissions sur les pédocriminels, mais jamais sur l'ambivalence qu'il pouvait exister quant à des victimes. Cela justement pour les en faire sortir, pour leurs propres reconstructions.
Je dirais même que j'ai vu le contraire: une mère et épouse de deux enfants demander à son mari, après qu'il lui ait parlé de ce qu'il lui est arrivé lors de sa jeunesse, lui demander s'il avait "l'intention" d'avoir des relations sexuelles avec leurs enfants ??? (cette personne n'a strictement jamais parlé d'en avoir et le fait qu'il en ait parlé l'en a éloigné). Mais que se passera-t'il lorsqu'il voudra (aura besoin) à nouveau d'en parler ? la souffrance est comme une marmite, s'il n'y a pas échappatoire, alors il y a un risque d' "explosion".
Ce sont les victimes qui n'en parlent pas qui devraient, selon moi, bien plus être aidées. D'où la page sur mon blog.
Quant au refoulement sous-mentionné, il existe bel et bien. La société est vraiment trop imprégnée par la pédocriminalité, bien plus que des risques qu'il peut faire encourir à un enfant en ne permettant pas à une victime de ne pas se reconstruire.
Je ne sais pas si quelques fois tu vas sur des forums de victimes. Si tu vas t'auras pu remarquer que les victimes ne sont pas aussi nombreux que l'on pourrait le croire ou le vouloir.
Il y a un tabou quant à la victimisation en général, ,mais celui-ci est encore plus fort quant aux hommes victimes. Parfois même des hommes victimes se font rejetés de groupes de paroles, fort malheureusement, par des femmes victimes qui voient en eux leurs ex-agresseurs. (Je ne leur reproche rien). Et le domaine des personnes victimes n'appartient pour leur plus grande majorité qu'aux femmes. Combien existe-t'il d'ailleurs de sites internet tenus par des hommes ? Il y a l'association Maryse Nozet, et il y avait, en son temps, le cfvi qui a été fermé depuis quelques temps déjà. Ici, en Suisse, il suffit même qu'un homme se rapproche du sujet de la pédophilie pour qu'il soit lui-même considéré comme un pédophile.
Alors, oui, franchement je regrette que les hommes,se situent, généralement, dans une situation de refoulement. Je voudrais aussi attiré ton attention que lorsque je suis venu sur ce site, tu m'as sorti une phrase digne des hakers: "Qu'est-ce que je pensais des pédophiles (abstinents)". Je te dis maintenant que si l'on prenait bien plus en compte de la "seconde victimisation", peut être alors retourneraient-ils dans leurs positions de victimes si mon leur donnait les moyens de se comprendre eux-mêmes.

5. Attentive 20/12/2012

"Ecouter, croire, s'informer sur les abus rituels et la programmation, prendre du bon temps..."

De précieuses informations, car on se pose effectivement souvent la question de l'aide possible que l'on pourrait donner quand nous sommes face aux victimes.

Merci!

6. reopendutroux 19/12/2012

J'ai bien lu tes commentaires et tu dit bien que le témoignage d'une victime (si elle fait le pas d'en parler, ce qui n'est pas systématique) pourra être reçu à reculons (le refoulement dont tu parle) une sorte de tabou.
Mais aussi que la victime pourra être soupçonnée d'avoir ce potentiel d'abuseur d'enfants en elle. C'est cela que tu pointe du doigt depuis ton arrivée sur le site et qui semble te faire le plus de peine.

7. Jacques 19/12/2012

@ @ reopendutroux

"Cela dit, il faut que la victime ait déjà parlé de son histoire, sans cela, son mal-être sera difficilement compréhensible par l'entourage."

Ah oui ??? !!!
Je crois que t'as très mal lu mon texte précédent. La société est tellement manipulée par les affaires de pédocriminalité , elle ne pense qu'à ça et finit par voir des pédocriminels y compris chez chez ceux qui viennent parler de leurs propres victimisations !!!
Manipulation mentale, vous disiez ?!

8. Jacques 19/12/2012

@ reopendutroux
J'ai un article sur mon blog qui devrait t'intéresser:
http://action-blanche.over-blog.com/article-temoignage-exclusif-d-un-homme-victime-112274373.html
Peut-être t' aidera-t'il à mieux comprendre certaines victimes.

9. reopendutroux 19/12/2012

Je comprend ce que tu dit Jacques, et lorsque tu écris:
"Certaines personnes, au lieu de s'en prendre aux pédophiles devraient plutôt écouter les personnes en souffrances, cela ferait très certainement moins de dégâts..."

L'article ci-dessus donne de bons conseils pour venir en aide d'une façon simple à une victime, pour les gens qui ne sont pas spécialistes/thérapeutes.
Cela dit, il faut que la victime ait déjà parlé de son histoire, sans cela, son mal-être sera difficilement compréhensible par l'entourage.
C'est un sujet tabou.

10. Jacques 19/12/2012

@ reopendutroux

Je ne parlais pas de ce refoulement là.
Mais celui de se retrouver face à des personnes qui ne veulent pas écouter les victimes. Celui qui fait que lorsque tu as été confronté à des violences sexuelles, celui qui fait que lorsque quelqu'un va vers quelqu'un pour lui en parler, se fait insulter d'avoir été soit un homosexuel au moment de sa victimisation soit que c'est la victime elle-même qui l'aurait volontairement recherché. Ou encore, dans les cas d'inceste, parce que la victime ne veut pas entrevoir sa famille être "déchirée", voire de se la mettre contre elle-même pense devoir garder la confidentialité de ce que la victime a subi. Ou que pour ne pas se faire insulter de futur agresseur sexuel ou encore par honte la victime doit ou pense devoir se taire. Lorsque que tout cela n'est pas encore couvert par le tabou social.
Certaines personnes, au lieu de s'en prendre aux pédophiles devraient plutôt écouter les personnes en souffrances, cela ferait très certainement moins de dégâts car il y aussi des personnes au lieu de parler de ce qu'elles ont subi préfèrent malheureusement aussi se suicider.

11. reopendutroux 19/12/2012

Le refoulement est un concept freudien, défini (wikipédia) comme ceci: Refoulement : un désir vient de l'inconscient et est renvoyé dans l'inconscient sans avoir pu accéder à la conscience.

Cela rejoint un peu le mur amnésique traumatique et la dissociation il me semble, après je ne suis pas spécialiste. Les psy "freudiens" devraient refaire une formation sur les conséquences des graves traumatismes.
Choses non enseignées = choses non diagnostiquées/décelées.

Comment le 'refoulement' est-il soigné aujourd'hui ? Il s'agirait de faire remonter à la conscience des souvenirs, des sensations, ou sentiments enfouis dans l'inconscient et qui provoqueraient certaines pulsions ?

Définition de la dissociation: La dissociation est l'état dans lequel, à différents niveaux, on devient d'une certaine façon déconnecté de la "réalité" que ce soit comme un rêve eveillé, effectuant des actions sans être entièrement relié à leur exécution ("fonctionnement sur automatique"), ou d'autres actions, plus deconnectées. C'est l'opposé de la "connexion" et implique le manque de connexion, habituellement de sa propre identité avec le reste du monde.

Voir aussi ce glossaire intéressant:
http://www.pedopolis.com/pages/themes/mk-mind-kontrol-sous-pages/glossaire.html

PS: Ces articles de Svali traitent de cas d'extrême violence. Ce qu'on nomme les abus rituel avec volonté de créer une dissociation. L'ampleur du phénomène est difficile à cerner. C'est un sujet spécifique qui n'englobe pas toutes les victimes de pédophilie, nous sommes d'accord. C'est triste à dire mais il y a une échelle dans la pratique de ces horreurs.... et donc une échelle dans leurs conséquences sur les victimes qui de toute manière voient leur vie largement impactée par le traumatisme du viol (contrairement à ce que raconte Marcel Rufo l'expert)

12. Jacques 19/12/2012

J'aime bien ce site où il attaque là où il fait attaquer et défendre là où il faut défendre. Et évitant, au mieux possible, tout amalgame...

Cependant, il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi toujours vouloir mettre la dissociation à toutes les "sauces" ?

Actuellement cela a l'air d'être assez courant, fort malheureusement. Une chose n'est souvent jamais dites quant à la maltraitance sexuelle envers les enfants, et individus. C'est le refoulement que la victime peut subir. Pourquoi ? Parce que dès que l'on met la société en cause on aurait éventuellement moins la possibilité d'être apprécié-e par la société et les médias ?
La société a toujours raison, n'est-ce pas ? Le refoulement de la souffrance d'une victime est pourtant très courant. Et malheureusement, lorsque l'on refoule une victime dans ses propres souffrances, il y a de grands risques de "dérapages" de sa part. Ouais, je sais, c'est, souvent, c'est à la victime de se démerder toute seule, n'est-ce pas ? Alors, il y aura des émissions sur les crimes, mais rarement sur les conséquences qu'un crime peut engendrer.

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